Les discussions conduites par la Ministre Agnès Buzyn avec les principales fédérations d’établissements accouchent aujourd’hui de leurs premiers résultats.
Parmi les mesures annoncées à l’issue de ces consultations, la neutralisation des effets de baisse de la réforme tarifaire sur les recettes des EHPAD, décidée lors du mandat précédent, était très attendue.
En effet, la tarification était vivement critiquée par les responsables d’établissements et a été clairement remise en cause par le rapport parlementaire des députées Iborra et Fiat.
Dans ce cadre, l’ouverture, d’ici l’automne, des réunions de travail visant à la refonte du décret relatif au tarif de dépendance est particulièrement significative. Elle est nécessaire pour assurer de manière juste et équitable les ressources des établissements à court et moyen terme. Elle se fera dans la continuité des discussions engagées en continuant d’impliquer pleinement les acteurs du secteur.
Plus globalement, le gouvernement proposera une feuille de route sur la prise en charge des personnes âgées qui abordera la question du vieillissement dans son ensemble. Une telle démarche est bien sûr indispensable. La tarification n’étant qu’une partie restreinte, bien qu’importante, de la question.
Eric Alauzet s’inscrit pleinement dans cette réflexion. Prenant acte de la situation dégradée dans laquelle de nombreux établissements, et donc leurs résidents et souvent les familles de ceux-ci, se trouvent, il souligne le besoin d’un vrai changement dans notre manière d’envisager, de préparer et de traiter le vieillissement et la perte d’autonomie.
Dans un premier temps, plus de moyens seront nécessaires pour garantir aux résidents des conditions dignes. Cependant, d’autres mesures sont tout aussi importantes comme :
- La réorganisation des établissements, en prenant en compte les suggestions de leurs responsables et des personnels ;
- L’ouverture et la stimulation des formations à l’accompagnement et au traitement de la perte d’autonomie ;
- Une présence accrue du personnel médical, dans un rôle de prévention et de traitement mais aussi d’accompagnement des résidents ;
- Le renforcement des synergies et coopérations entres entités médicales et établissements.
En effet, une simple injection de fonds ne permettra pas de régler cette grande question de société. Nous devons désormais réfléchir aux solutions, assurantielles ou autres, qui peuvent être apportées pour garantir une prise en charge adéquate sur long terme et favoriser la prévention. Ici, de nombreuses pistes s’ouvrent mais nécessitent toutes une prise de conscience sociale de l’incidence de la perte d’autonomie ainsi qu’un grand débat sur le financement d’un tel enjeu.