Energies renouvelables : la Bourgogne Franche-Comté a le vent en poupe !

Les énergies renouvelables représentent 76% de la production en Bourgogne-Franche-Comté sur l’année 2017. Le vent concentre à lui seul un tiers de cette production avec une augmentation de 40% ! Toutefois, cette production ne comble que 15% des besoins. Le reste il faut donc l’importer, et la région Grand-Est reste notre principal fournisseur.

Une production annuelle en hausse

En Bourgogne-Franche-Comté, la production totale annuelle atteint 2 902 GWh, en hausse de 4,4% par rapport à 2016. Une évolution due à l’essor de la production d’énergies renouvelables dans la région. En 2017, elle représente 76% de la production, en hausse de 2,1% par rapport à 2016. La production éolienne connait la plus forte progression, en hausse de 40% en 2017, ce qui fait d’elle la première contributrice de la production électrique de la région avec 37,8%. La production solaire augmente également de 9,3%.

Cette production croissante s’explique d’une part par des conditions météorologiques favorables mais également par une augmentation de la capacité de production. Avec 241 MW de puissance installée en 2017, le parc photovoltaïque a augmenté sa capacité de 19%. De même, la puissance installée du parc éolien s’établit à 640 MW, en progression de 27% par rapport à l’année précédente. En revanche nos éoliennes ne fonctionnent qu’à 15% de leurs capacités, un niveau bien moindre que dans d’autres régions venteuses.

Ces installations ont demandé une restructuration du réseau de transport de l’électricité dans la région pour pouvoir récupérer cette énergie et la redistribuer. Le Réseau de Transport d’Electricité (RTE) a donc investit 63 millions d’euros l’an dernier pour améliorer ses infrastructures. D’ici 2020, 164 millions d’euros supplémentaires vont être injectés dans le réseau électrique de Bourgogne-Franche-Comté.

Les ménages ont été plus économes

La consommation d’électricité a légèrement augmenté en 2017 dans la région (+0,4%) pour s’établir à 20 4252 GWh, mais stagne relativement sur ses dernières années. En revanche la consommation des ménages a significativement baissé en 2017 (-2,7%). La hausse générale s’explique par la consommation des industries (+4,6%) et des PME-PMI (+1,1%), signe d’un redémarrage de l’économie.

Pour aller plus loin 

Après plusieurs mois de consultations, le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu a dévoilé une série de mesure pour développer l’énergie solaire sur le territoire. L’un des grands enjeux a été la mobilisation du foncier disponible (toits des bâtiments, terrains non utilisés …).

En échange de mesures de simplification des règles d’urbanisme pour installer des panneaux photovoltaïques sur leurs toits, des acteurs de la grande distribution se sont finalement engagés à développer des projets sur leurs magasins.

Le groupement Les Mousquetaires (Intermarché, etc.) prévoit ainsi d’équiper 50 hectares d’ici 5 ans, le Mouvement E.Leclerc vise la même surface d’ici à 2025, tandis que Système U veut installer 30 mégawatts (MW) sur 200 magasins d’ici 2025, Carrefour 20 MW en 2022 et Auchan 60 MW en 2023.

Par ailleurs, l’armée s’est engagée à mobiliser 2.000 hectares pour des parcs solaires d’ici à 2025, tandis que la SNCF va étudier la mise à disposition de terrains.

Pour développer le solaire thermique, c’est-à-dire la production de chaleur à partir de panneaux photovoltaïques, le gouvernement va aussi augmenter la prime à l’achat des chauffages et chauffe-eau solaires à partir de l’an prochain.

La France s’est fixée comme objectif d’installer entre 18.200 et 20.200 mégawatts (MW) de capacités solaires d’ici à 2023, contre environ 8.300 MW à fin mars 2018. Pour accélérer le développement de cette énergie, le gouvernement a déjà augmenté en début d’année le volume annuel des appels d’offres à 2.450 MW, contre 1.450 MW initialement.